Inclusion

Les définitions relatives à l’équité, la diversité et l’inclusion sont en évolution. Nous vous proposons ci-dessous une définition basée notamment sur le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CSRNG), tirée du Guide du candidat : Tenir compte de l’équité, de la diversité et de l’inclusion dans votre demande.

Définition

L’inclusion se rapporte à la création d’un environnement où tous les gens sont respectés de manière équitable et ont accès aux mêmes possibilités. À l’échelle de l’organisation, l’inclusion exige qu’on recense et supprime les obstacles (physiques ou procéduraux, visibles ou invisibles, intentionnels ou non intentionnels) qui nuisent à la participation et à la contribution des personnes. Elle exige également une affirmation des valeurs et des principes d’équité, de justice et de respect en se montrant ouverts à différentes opinions et perspectives, en acquérant une compréhension des autres cultures, expériences et communautés et en faisant un effort conscient pour être accueillants, serviables et respectueux de tous.

Pour aller plus loin

L’inclusion vise la transformation des milieux d’études, de travail et de vie pour les adapter à la diversité des personnes. En ce sens, l’inclusion rejoint la conception universelle (en anglais on utilise le terme « Universal Design ») et se distingue de la ségrégation et de l’intégration.

En partant de la gauche, la première image montre trois personnes de taille différente mais ayant toute un seul caisson pour voir le match de soccer par-dessus la clôture se présentant devant eux. Il s'agit là d'un traitement égal mais non-adapté à ceux de plus petite taille. La deuxième image montre un traitement équitable; les personnes de plus petites tailles ont plus de caissons et la personne très grande n'en a pas, puisqu'elle n'en a pas besoin. Enfin, la troisième image montre un traitement inclusif : on a enlevé la clôture (obstacle). Il n'est plus nécessaire d'utiliser des caissons et tous peuvent voir le match de soccer.
Différence entre l’égalité, l’équité et l’inclusion (crédit image : Nathalie Lavoie, UQAM; inpirée de l’illustration originale créée par Craig Froehle, University of Cincinnati).

Les stratégies qui visent l’inclusion dépassent les stratégies en équité ou les stratégies d’intégration. En effet, l’inclusion se focalise sur l’élimination des obstacles à travers la transformation des milieux plutôt que sur le fait d’outiller les individus pour dépasser les obstacles. L’inclusion est une responsabilité collective alors que l’intégration fait reposer la responsabilité sur les individus. Travailler pour l’inclusion signifie que l’on accepte de modifier l’environnement d’apprentissage, de recherche ou de travail pour que chaque personne puisse exprimer son plein potentiel.

Plus concrètement, l’inclusion porte sur la création d’un climat sécuritaire et positif au sein d’équipes. Le potentiel et les contributions de chaque personne peuvent y être mis de l’avant. De même, chaque personne peut se permettre d’être authentique, c’est-à-dire qu’elle n’a pas besoin de cacher une partie de son identité. Lorsqu’une personne doit cacher une partie de son identité pour intégrer une équipe et y contribuer, on parlera d’ « assimilation ». Les équipes de travail où les membres peuvent se permettre d’être authentiques pourront faire mieux, aller plus loin ou être plus innovantes que les équipes où les membres ne peuvent se le permettre (Nishii, 2019).

Exemples de pratiques favorisant l’inclusion

  • Les allocutions de la rectrice de l’UQAM sont désormais interprétées en langue des signes québécois (LSQ).
  • Depuis 2014, le Service de l’audiovisuel de l’UQAM porte une attention particulière au respect des normes d’accessibilité dans la production des sites Web de l’université.
  • Le projet SAVIE-LGBTQ auquel contribue des chercheuses et des chercheurs de l’UQAM a produit une fiche synthèse intitulée Le pouvoir des mots : les expressions pour parler des personnes racisées. Conçu à la suite d’un atelier réflexif tenu en février 2019, cet outil permet de réfléchir au vocabulaire utilisé pour désigner les personnes racisées dans une perspective inclusive de ces personnes.
  • Les applications pédagogiques de la conception universelle de l’apprentissage sont un projet de collaboration universités-collèges du MESRST impliquant le cégep du Vieux Montréal et son Centre de recherche pour l’inclusion scolaire et professionnelle des étudiants en situation de handicap (CRISPESH), le Cégep Marie-Victorin, le Collège Montmorency, l’UQAM et l’Université de Montréal. Ce projet et la notion de conception universelle de l’apprentissage sont présentés sur le site Web des Services à la vie étudiante de l’UQAM.