Définitions des groupes visés

Vous retrouvez ci-dessous les définitions des groupes visés par le Programme d’accès à l’égalité en emploi (PAÉE). Ces groupes sont les suivants : femmes, Autochtones, minorités visibles, minorités ethniques et personnes handicapées.

Pour le moment, le PAÉE ne reconnaît pas les membres de la communauté LGBTQ2+ comme groupe sous-représenté. Notez toutefois que certains organismes subventionnaires fédéraux reconnaissent les membres de cette communauté comme groupe sous-représenté. Par exemple, la Charte Dimensions reconnaît ce groupe. Le sigle LGBTQ2+ désigne les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queer et bispirituelles. Le signe « + » indique qu’il y a d’autres identités possibles (agenre, asexuel, etc.).

Autochtones

Les Autochtones sont les peuples des Premières nations, les Inuits ou les Métis du Canada.

  • Les Nations autochtones du Québec sont les suivantes : Anishinabeg (Algonquins), Atikamekw Nehirowisiwok, Eeyou (Cris), Hurons-Wendat, Innus, Inuit, Kanien’kehá:ka (Mohawks), Mi’gmaq, Naskapis, Waban-Aki (Abénaquis), Wolastoqiyik (Malécites).
  • Pour parler des Métis du Canada, on se réfère aussi au terme « Nation métisse ». Bibliothèque et Archives Canada parle des Métis du Canada comme «… un peuple autochtone à part entière. Le peuple métis est né dans les années 1700 quand des marchands de fourrures français et écossais ont épousé des femmes autochtones, notamment des Cries et des Anishinabées (Ojibwées). Leurs descendants ont forgé dans le Nord-Ouest du pays une culture distincte, une conscience collective et une nation commune » (2020).

Minorités visibles

Selon le Gouvernement du Québec, une minorité visible est une personne autre qu’autochtone et qui n’a pas la peau blanche. Ce terme réfère au fait que certaines personnes non autochtones peuvent avoir diverses caractéristiques physiques liées à leur origine, les distinguant de la majorité et pouvant servir de base à la discrimination.

Voici quelques exemples de personnes pouvant être considérées comme faisant partie d’une minorité visible. Ces exemples ou ce type de catégorisation ne peuvent représenter adéquatement la diversité existante. Cette liste est utilisée à titre indicatif seulement et n’est pas exhaustive.

  • Les personnes originaires des Caraïbes;
  • Les personnes originaires de l’Amérique latine;
  • Les personnes originaires de l’Asie;
  • Les personnes originaires du Moyen-Orient;
  • Les personnes originaires de l’Afrique;
  • Les personnes originaires des Îles du Pacifique;
  • Les personnes dont les parents ou les grands-parents font partie des groupes énumérés ou qui font partie d’un autre groupe de minorité visible;
  • Les personnes d’origine mixte, dont un des parents fait partie de l’un des groupes énumérés ou d’un autre groupe de minorité visible.

Minorités ethniques

Selon le Gouvernement du Québec, une minorité ethnique est une personne autre qu’Autochtone ou minorité visible dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais. À titre indicatif, voici des exemples de langues maternelles de personnes pouvant être considérées comme faisant partie d’une minorité ethnique (cette liste n’est pas exhaustive) :

  • Allemand, Bulgare, Espagnol, Grec, Hongrois, Italien, Polonais, Portugais, Roumain, Russe, Ukrainien.

Personnes handicapées

Une personne handicapée est définie comme suit par la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale (Recueil des lois et des règlements du Québec, c. E-20.1, a.1) :

Une personne ayant une perte, une malformation ou une insuffisance d’un organe ou d’une structure, de naissance ou acquise au cours de la vie :

  • Entraînant une incapacité, soit, une diminution des capacités d’une personne à fonctionner dans les limites considérées normales, et pouvant se manifester sur le plan physiologique, anatomique, intellectuel ou psychologique;
  • Significative, c’est-à-dire que la déficience doit être suffisamment importante et présenter un certain degré de sévérité ou de gravité. C’est le cas de personnes qui, malgré l’utilisation de prothèses ou d’orthèses, ne retrouvent pas leur capacité à voir, à entendre, à marcher, etc. selon des limites dites normales;
  • Persistante, c’est-à-dire, dont on ne peut prévoir la disparition;
  • Sujette à rencontrer des obstacles dans l’accomplissement d’activités courantes. Par exemple, le fait qu’une vidéo ou une projection de film ne soit pas sous-titrée constitue un obstacle pour une personne sourde ou malentendante. Le fait qu’il n’y ait pas de rampe d’accès constitue un obstacle pour une personne en fauteuil roulant.

À titre indicatif, voici quelques exemples de personnes en situation de handicap (liste non exhaustive) :

  • Les personnes sourdes et malentendantes;
  • Les personnes à mobilité réduite;
  • Les personnes neurodiverses (par exemple, les personnes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme);
  • Les personnes aveugles ou malvoyantes;
  • Les personnes ayant un handicap cognitif ou une déficience intellectuelle.

Pour aller plus loin, consultez le Modèle de développement humain – Processus de production du handicap (MDH-PPH) établi par le Réseau international sur le Processus de production du handicap (RIPPH). Ce modèle conceptuel documente et explique les causes et conséquences des maladies, traumatismes et autres atteintes à l’intégrité ou au développement de la personne.